Historique
de
l'Association Française des Etudes Ukrainiennes
Dès la chute de l’URSS en 1991, le prof. Gilles Weinstein, alors directeur du Centre d’études sur l’URSS à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales, lance en octobre, une enquête nationale destinée à recenser les chercheurs et toutes les personnes « qui ont choisi l’Ukraine comme sujet d’étude dans quelque domaine que ce soit » en vue de créer une association française des études ukrainiennes. En conclusion de cette enquête, un répertoire d’une bonne centaine de noms est établi et le 4 avril 1992, une première réunion se tient à l’Institut d’Etudes Slaves en vue de créer cette association. Dans un premier temps Gilles Weinstein pensait que ce pourrait être une filiale de l’Association Internationale des Ukrainisants dont le siège était à Harvard. Une commission composée de Gilles Weinstein, Arcady Joukovsky, Emile Kruba et Eliane Fouchard est chargée de dresser la liste des membres fondateurs.
L’Assemblée générale constitutive se tient le 14 novembre 1992. La commission avait retenu 82 noms de personnes « se signalant par leurs recherches dans le domaine ukrainien. » Les statuts sont discutés et rédigés. Le premier conseil d’administration est composé de 12 membres : Pt Emile Kruba, V-Pt Michel Cadot et Gilles Weinstein, secrétaire Eliane Fouchard, trésorière Jaroslava Josypyszyn, membres Daniel Beauvois, Olga Camel, Arcady Joukovsky, Victor Koptilov, Leonid Pliouchtch, Charles Urewycz, Aristide Wirsta.
Le nom de l’association adopté alors est Association Française pour le Développement des Etudes Ukrainiennes, le siège social est à l’Institut d’Etudes Slaves.
Durant les années 1993 et 1994 l’association n’est pas très active. Elle se contente d’être l’éditeur scientifique des actes du colloque sur les Cosaques organisé en 1991 à la Sorbonne (Paris III) par Michel Cadot, professeur de littérature comparatiste de cette Université. Des membres de l’association interviennent pour protester auprès des Editions Hachette au sujet du manuel d’Education civique de 3e où l’Ukraine est présentée de façon erronée.
A l’assemblée générale du 5 mai 1995, Daniel Beauvois, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, est élu président et l’association commence à vivre réellement. Un séminaire pluridisciplinaire se met en place. Chaque mois un chercheur ou un journaliste ou une personne compétente en sa matière fait un exposé (Marc Ferro, Emile Kruba, Daniel Beauvois, Alain Besançon, Olga Kamel, Patricia Kennedy Grimsted, Alain Blum, Dominique Triaire, Françoise Thom, Ivan Myhul, Roman Serbyn, Sébastien de Gasquet, Tetiana Benfoughal, Philippe Le Touzé, Mykola Riabchuk, Myroslav Marynovitch, Evhen Sverstiuk, Taras Marusyk, Lubomir Hosejko, Ludmila Jakovleva, Giovana Brogi-Bercoff, Alain Guillemoles, Patrice Gélard pour ne citer que les plus connus). On peut mentionner aussi l’intervention de boursiers ukrainiens invités par la Maison des Sciences de l’Homme. Chacun expose sur le sujet de sa spécialité, (géopolitique, littérature, histoire, religion, cinéma, archéologie, enseignement, journalisme…)
Depuis 1995, l’association édite un bulletin qui sort trois fois par an. Bulletin qui s’est étoffé au fil des ans.
L’association a pu se développer durant ces années grâce à l’énergie de Daniel Beauvois et au travail efficace et cooordonné de la secrétaire Eliane Fouchard et de la trésorière Jaroslava Josypyszyn. Mais après cinq ans passés à la tête de l’association, découragé du peu d’intérêt que trouvaient en France les questions relatives à l’Ukraine, Daniel Beauvois, ne souhaitait plus poursuivre. Lors de l’assemblée générale du 13 décembre 2000, Michel Cadot accepte la présidence de l’Association qui s’appelle depuis Association Française des Études Ukrainiennes (AFEU). La même année Eliane Fouchard prenait se retraite, privant l’association de son aide en secrétariat et de son accès aux boursiers ukrainiens de la MSH qui venaient assez régulièrement faire un exposé dans le cadre de nos séminaires.
Ces cinq dernières années, le rythme des conférences s’est ralenti, il n’y en a plus que trois-quatre dans l’année. Il faut néanmoins signaler le colloque organisé le 5 avril 2001, par le CERI et l’AFEU grâce à la vice-présidente de l’association, Anne de Tinguy, professeur au CERI et à l’INALCO, colloque que nous avons pu organiser grâce une subvention obtenue du Ministère des Affaires Etrangères.
Des difficultés sont apparues dans l’édition papier du bulletin, non pas par faute de matière mais par manque de disponibilité des bénévoles.
Le 7 février dernier lors de la dernière assemblée générale de l’association, un nouveau président a été élu, Philippe de Suremain, ancien ambassadeur de France.
Mise en ligne 05/05/2006