75e anniversaire du Holodomor, la famine génocide des Ukrainiens

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  L'architecture en bois d'Europe centrale et de l'Est à l'UNESCO
(par Yaroslav Ponomarenko)
L'architecture vernaculaire en bois de l'Europe de l'Est constitue un héritage culturel de grande valeur souvent méconnue. Et c'est cet héritage qui, grâce à l'action menée par une association française, a permis d'unir Français, Polonais et Ukrainiens autour d'un même projet auquel ils ont su intéresser l'UNESCO.

Pour la deuxième fois à Paris et la première fois dans les locaux de l'UNESCO s'est tenue une exposition photo sur le thème des églises en bois, un héritage architectural que possèdent en commun la Pologne et l'Ukraine.
Il est vrai que c'est à la frontière entre l'est de la Pologne et l'ouest de l'Ukraine - de même qu'à l'est de la Slovaquie et de la Roumanie - que l'on trouve le plus grand témoignage de cette tradition sacrée en Europe orientale. Nous avons tous vu un jour ou tout du moins entendu parler de musées semblables à celui de Chevchenskyy Haï à Lviv ou aux skansens de l'est de la Pologne et de la Slovaquie, à l'instar de ceux de Lublin (à 200km à l'est de Varsovie). Ceux-ci représentent dans notre esprit le symbôle même de cette tradition architecturale des 17ème et 18ème siècles, caractéristique de l'Europe centrale et orientale.
Dans ces musées, abritant également des églises polonaises et parfois même des synagogues, bien que l'on puisse y voir principalement des églises de rite byzantin - c'est-à-dire orthodoxes ou gréco-catholiques -, les monuments religieux attirent tout particulièrement l'attention du visiteur. De telles perles de l'architecture en bois méritent en effet que l'on s'y attarde.
Les organisateurs de l'exposition les ont regroupées en plusieurs catégories : églises de type lemky, boyky et houtsoul, selon leur région d'appartenance, aussi bien en Pologne qu'en Ukraine.

En effet, ces églises en bois sont généralement le produit d'une certaine tradition ethno-architecturale, propre à chaque région. Tout en étant toutes bâties au sol sur le même plan byzantin à base rectangulaire divisé en trois parties inégales (l'entrée ou avant-nef, la nef et le chœur séparés l'un de l'autre par l'iconostase ou mur d'icônes), elles se distinguent par leur aspect extérieur : trois clochers surmontés de lanterneaux de hauteur inégale, étagés en dégradé d'ouest en est pour le pays lemko occidental ; trois clochers à lanterneaux de hauteur égale pour le pays lemko oriental ; trois coupoles à base octogonale ou à base carrée et parfois un seul dôme en pays boyko ; une forme plus ramassée dans les régions houtsul. Ce type de structure démarque nettement cette architecture byzantine de celle de l'église catholique traditionnelle avec son clocher élevé et son plan en forme de croix latine.

Lorsqu'il est fait référence à ces églises, on souligne souvent le fait qu'elles ont été bâties sans l'aide d'un seul clou. Cependant, ce n'est pas seulement l'aspect extérieur ainsi que la complexité de la construction qui force l'admiration du visiteur, c'est également l'inoubliable iconographie qu'elles abritent en leur intérieur. Si l'Occident s'est largement inspiré des icônes d'Andreï Roublev, des icônes grecques et même serbes, les icônes d'Europe centrale - de la région carpatique d'une façon générale - sont restées, en revanche, moins connues voire même totalement inconnues.
L'iconographie de cette région se distingue de la tradition grecque, la plupart du temps, en apportant une touche de réalisme et en s'inspirant de l'art baroque. Ainsi les Anges sont parfois représentés en armure de chevalier lituanien ou galicien, les visages des apôtres sont plus reconnaissables à leurs traits plutôt sémites, méditerranéens ou encore slaves. L'habit du Christ et de la Sainte-Vierge sont souvent ornés de fleurs ou bien de figures géométriques, sculptées en grande partie et rappelant presque la broderie.
Bien que l'or et l'argent soient les couleurs dominantes, les coloris bleu et rouge vif ont aussi la part belle. Il convient de souligner que la tradition iconographique était très présente sur le territoire actuel de la Pologne et de l'Ukraine et que les écoles existant alors possédaient un haut niveau de maîtrise. Malgré le fait que, selon la coutume, les auteurs restaient dans l'anonymat. De grands noms tels qu'Ivan Routkovytch ou Yov Konzelevytch ont toutefois émergé et sont devenus des modèles pour les générations suivantes. Certaines des églises figurant parmi celles exposées à l'UNESCO ont été peintes par des artistes ayant acquis une telle renommée. Il s'agit par exemple de l'église Saint-Georges à Drohobytch (dans les environs de Lviv), qui fut peinte sous la direction de Stephane-Maliar Popovitch de Medytskyy.

C'est peut-être le contraste entre la diversité et la richesse de cet héritage d'une part et l'anonymat dans lequel il est pourtant demeuré d'autre part qui a interpelé les organisateurs de l'exposition.
Représentant l'association "Bois debout en Pologne", Françoise Nozati - qui en est la présidente-fondatrice - et son mari parcourent les routes d'Europe de l'Est depuis quelques années, s'efforçant de sauver - si ce n'est physiquement, tout du moins à travers la photographie - ces trésors uniques de l'architecture, dont la valeur repose essentiellement dans la subtilité.
Le bois reste l'un des matériaux les plus fragiles et les moins durables et cependant certaines de ces constructions datent des 15ème et 16ème siècles, se situant bien souvent dans des endroits difficiles d'accès. La Pologne commence seulement à comprendre la valeur - si ce n'est spirituelle, du moins historique et ethnographique - de ces chefs-d'œuvre. L'Ukraine, en revanche, n'en a pas encore véritablement pris conscience, comme en en témoigne l'incendie survenu récemment dans une église datant des 16ème-17ème siècles à Yavoriv - dans les environs de Lviv. Si l'Etat ne peut être tenu responsable de cette tragédie, cet évènement montre en tous cas qu'il est plus qu'indispensable d'attirer son attention sur cette problématique.

Et c'est dans cet objectif que s'est tenue à l'UNESCO, du 9 au 15 avril 2008, l'exposition photographique à laquelle ont grandement contribué Françoise Nozati, son mari et Roman Zilinko, restaurateur d'art au Musée National de Lviv et ancien membre de "Culture Spirituelle sans Frontières". Tous trois se sont mis en quête, l'été dernier, de ces joyaux de l'architecture religieuse de l'Europe de l'Est. C'est peut-être grâce à eux que les générations futures pourront avoir connaissance de l'héritage culturel laissé par leurs ancêtres. Leur contribution à l'histoire de l'Ukraine mais aussi de l'Europe - celles des simples citoyens - est plus précieuse d'autant plus qu'aucun programme intergouvernemental n'a encore été mis en place pour la sauvegarde de ces monuments.

La fondation "Culture Spirituelle sans Frontières" en la personne de son président a tenu à récompenser l'association française "Bois debout en Pologne" en lui remettant un diplôme d'honneur pour son action lors de l'inauguration de l' exposition, le 8 avril 2008, sous la forme d'une " brique de philanthropie". L'inauguration était honorée par la présence de l'Ambassadeur d'Ukraine et Délégué Permanent auprès de l'Unesco, S.E. Konstiantyn Tymochenko, de la Déléguée Permanente de la Republique de Pologne auprès de l'UNESCO, Mme Maria Wodzynska-Walicka, du Représentant permanent de l'Etat du Vatican auprès de l'Unesco, Monseigneur Francesco Follo, de la Directrice adjointe de la Culture de l'Unesco Françoise Rivière, de l'ancien Ambassadeur de France en Ukraine, Président de l'association de coopération scientifique franco-ukrainienne (AFEU), M. Philippe de Suremain et de bien d'autres personnalités.
Il faut également souligner que cette exposition n'aurait pu avoir lieu sans le soutien et l'action conjointe des deux délégations auprès de l'UNESCO apportés à l'association "Bois de bout en Pologne". C'est un bon exemple du dialogue interculturel et de culture de la paix et du bon voisinage européen.

Lors de l'exposition un engagement oral a été conclu entre l'association "Bois de bout en Pologne" et "Culture Spirituelle sans Frontières" au sujet d'une future collaboration. Nous pouvons donc espérer de nouveaux progrès dans la sauvegarde du patrimoine architectural du Centre-Est de l'Europe et présager de nouvelles expositions de grande valeur.

Yaroslav Ponomarenko
17/04/2008
Traduit de l'ukrainien par Isabelle Calmette
Photographie: Luis Nozati


  Holodomor: A l'APCE la Russie tente une fois de plus de falsifier l'histoire
(par www.ukraine-europe.org)
Le 14 avril 2008, le Bureau de l'APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe) se réunira pour examiner un projet de résolution présenté le 25 janvier 2008 [APCE Doc. 11512] par Mme Wohlwend et plusieurs dizaines de ses collègues intitulé " La nécessité d'une condamnation internationale de la grande famine (Holodomor) de 1932-1933 en Ukraine ".

Rappelant la déclaration commune des Nations-Unies de 2003, la résolution sur le souvenir des victimes de la grande famine et la déclaration de 2007 par l'UNESCO, les condamnations des Etats membres du Conseil de l'Europe et les parlements du Canada et des Etats-Unis, pays ayant le statut d'observateurs auprès de l'Organisation, Mme Wolhwend et ses collègues souhaite que l'APCE condamne les " agissements du régime répressif stalinien, en sensibilisant le public à cette tragédie et en honorant le souvenir des millions d'Ukrainiens victimes de la Grande Famine de 1932-1933. "

On sait aujourd'hui que cette famine a essentiellement frappé l'Ukraine ainsi que le Kouban et le Caucase du nord majoritairement peuplés d'Ukrainiens.
Tous les historiens et universitaires spécialistes français de cette période, Mmes Catherine Coquio et Laurence Woisard, MM. Nicolas Werth, G. Sokoloff, S. Courtois, J.-L. Panné, B. Bruneteau, W. Kosyk, et Y. Ternon ainsi que les élus politiques de tous bords interrogés sur cette question afin de prendre position sur la famine de 1932-1933 (Socialistes, Verts, Radicaux de Gauche, MoDem, Nouveau Centre, UMP et CNI) s'accordent sur le caractère ukrainien de cette tragédie.
La position officielle de la France est la même, comme elle ressort de la réponse de M. Bernard Kouchner (Journal Officiel de la République française du 15 janvier 2008, page 335) adressée à M . le député Boisserie (Question écrite N° 9083, Journal Officiel de la République française du 30 octobre 2007, page 6618):
" La grande famine de 1932-1933 que l'historiographie ukrainienne désigne par le terme Holodomor (ou "extermination par la faim") a été pour l'Ukraine une véritable catastrophe nationale. Provoquée par le régime totalitaire soviétique dans le cadre de la collectivisation forcée des campagnes ukrainiennes et du processus de dékoulakisation qui l'a accompagnée, elle a entraîné des millions de victimes (de 3 à 10, selon les différentes sources) et constitue, à ce titre, l'un des crimes du totalitarisme soviétique au XXe siècle ainsi qu'un événement majeur de l'histoire et de la mémoire nationales ukrainiennes. Il ne fait guère de doute qu'à travers la liquidation de la paysannerie, un des groupes sociaux porteur de l'identité nationale ukrainienne, le régime stalinien a également cherché à abattre le sentiment national ukrainien.
La reconnaissance - au niveau national comme international - de cette tragédie, largement occultée, voire niée par le pouvoir soviétique, revêt une importance particulière pour l'Ukraine engagée depuis son indépendance en 1991 - et plus particulièrement depuis la révolution "orange" de 2004 - dans un processus d'affirmation de l'identité et de l'unité nationales. En Ukraine, en dehors du parti communiste, l'ensemble de la classe politique est unanime pour dénoncer le caractère organisé de cette tragédie. […]
"

Sans contestation, le caractère ukrainien de la famine fait l'unanimité, sachant qu'à l'intérieur des frontières de l'Ukraine subissant un blocus impitoyable, des Russes, des Polonais, des Juifs, des Biélorusses, etc. en furent victimes, mais à des degrés moindres par rapport aux Ukrainiens.

Sans contestation ? Non. Une fois de plus, la Russie tente de falsifier l'Histoire en présentant le 28 mars 2008, trois mois plus tard..., un contre projet de résolution intitulé " 75e anniversaire de la grande famine qu'a connue l'ex-URSS " [APCE Doc.11542] dénaturant le caractère ukrainien du premier projet en le caractérisant de " soviétique " afin ne pas permettre l'adoption du projet ukrainien.
Le projet présenté par Konstantin Kosachev n'est seulement soutenu que par 10 collègues de l'APCE dont 6 Russes. On comprendra dans le contexte de l'indépendance du Kosovo, que la Serbie suive la Russie comme un petit chien, tout comme l'Arménie pour ses difficultés régionales, ce n'est d'ailleurs pas un précédent dans les votes au sein des instances européennes et internationales. On comprend donc mieux les deux soutiens serbe et arménien. Quant aux soutiens suisse et italien, ont-ils été trompés par le pseudo argumentaire russe ou seraient-ils des russophiles égarés par une nouvelle captation russe de l'histoire ukrainienne, comme d'autres furent en leur temps et à une autre époque les thuriféraires de la Russie de Staline ?

L'indépendance de l'Ukraine, la révolution " orange, la défaite des prorusses aux législatives, la volonté de faire reconnaître le Holodomor comme une tragédie ukrainienne et comme un génocide, la reconnaissance du génocide par la Rada, la volonté d'intégration dans l'OTAN et l'Union européenne du Président Youchtchenko, etc . restent en travers de la gorge des Poutine, Lavrov, Medvedev, Tchernomerdyne et autres Soljenitsyne.
Le 2 avril 2008, jour de l'ouverture du sommet de l'OTAN à Bucarest, la Douma a voté, à un jour près c'était le 1er avril… une résolution soulignant que " la famine qui a tué des millions de paysans en URSS et principalement en Ukraine au début des années 1930 ne peut pas être qualifié de génocide et ne doit pas être politiquement instrumentalisée ". Etonnant, non ? On comprend aisément pourquoi la Russie, héritière autoproclamé de l'URSS et de la Russie soviétique, ne veut pas en entendre parler. Pour Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, c'est " une affaire politique visant les intérêts russes ". On marche sur la tête. Qui menace qui d'habitude ?
Alexandre Soljenitsyne, dont la voix se fait rare, a apporté son soutien à la position de la Douma dans les Izvestia, le quotidien progouvernemental, pour dire que tout cela relevait d'"une folle fable " et souligne même que " la famine qui a frappé en 1921 " tout notre pays ", la Russie, de l'Oural jusqu'à la partie européenne en passant par la Volga ", a été " passée sous silence " tout comme celle de 1932-1933 en Ukraine et à Kouban. A 89 ans, le prix Nobel a-t-il perdu la mémoire ou, en nationaliste grand russe qu'il est, soutient-il tout simplement la réécriture de l'Histoire dont les nouveaux manuels scolaires poutiniens en sont l'exemple frappant ?

Comme à son habitude, la Russie, lorsqu'elle se sent acculée par l'expression de la vérité historique, mêle mensonges, négation et falsification des faits et menaces voilées comme il ressort du projet de résolution russe:

"[...]La population de la Russie d’aujourd’hui a été la plus touchée.[...]" "Les nombreuses thèses qui visent à présenter les tragiques événements de ces années comme le résultat de la volonté d’extermination d’une nationalité spécifique déforment la vérité historique, insultent la mémoire des victimes des autres nationalités et sont perçues comme des tentatives d’interpréter les événements passés de manière discriminatoire, risquant de provoquer au niveau national de grandes divergences de vues et des manifestations xénophobes qui, par essence, sont contraires à l’esprit de notre Organisation." [...] Nous aimerions aussi attirer l’attention de l’Assemblée sur le fait que le thème de la famine des années 1930 en Union soviétique, loin de favoriser une compréhension objective de l’histoire, donne lieu de plus en plus à des spéculations politiques et à des interprétations arbitraires des faits historiques.

L'absence d'un procès de Nuremberg du communisme fait que la Russie d'aujourd'hui hantée par ses vieux démons impérialistes refuse toujours de regarder son passé en face et tente, par des mesures dilatoires comme ce projet de résolution, de repousser toute condamnation d'un régime politique dont elle réhabilite l'action et tous ses acteurs criminels, du simple tchékiste à Staline "pour éviter une approche politisée de ces événements et prévenir d’autres spéculations éventuelles [...]"

Le 14 avril prochain, le Bureau de l'APCE examinera le projet de résolution présenté par l'Ukraine, aussi, ayons espoir que le discernement de la manœuvre mensongère russe et l'honnêteté intellectuelle de M. Mignon, président de la délégation française à l'APCE, contribueront à la vérité historique et par conséquent à l'adoption du projet de résolution ukrainien.

Illustration logo de l'APCE

09/04/2008


  Poutine: "L'Ukraine ne survivrait pas à l'adhésion à l'OTAN"
(par Novosti et Kommersant)
Le discours prononcé par le président russe lors de la réunion à huis clos du conseil Russie-OTAN a fait sensation au sommet de Bucarest, lit-on lundi dans les colonnes du Kommersant.
Selon les données du quotidien, Vladimir Poutine a déclaré à ses collègues que Moscou considérait le rapprochement de l'OTAN des frontières russes comme une menace réelle pour les intérêts de l'Etat et a promis de prendre les mesures qui s'imposent en réponse à ce processus.
"Le président russe a évoqué la Géorgie très calmement, pour ainsi dire "en passant", a fait savoir une source du quotidien dans la délégation d'un des pays de l'OTAN. En parlant de l'Ukraine, en revanche, Vladimir Poutine a fulminé". S'adressant à son homologue américain, le président russe a déclaré que l'Ukraine n'était même pas un Etat, qu'une partie de son territoire appartenait à l'Europe de l'Est et que l'autre, considérable, lui avait été offerte par la Russie.
Comme l'affirme la source, Vladimir Poutine "a laissé entendre de façon très claire que, si l'Ukraine était tout de même admise à l'OTAN, cet Etat cesserait tout simplement d'exister. Il a, de fait, menacé la Crimée et l'Est de l'Ukraine d'annexion par la Russie".
De nombreux politologues proches du Kremlin et autres experts ont déclaré dès samedi dernier sur les chaînes de télévision russes que l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN risquait d'entraîner la désintégration du pays et que, pour cette raison, l'Ukraine n'adhérerait jamais à l'OTAN. L'allusion faite par le président Vladimir Poutine à Bucarest est donc rapidement arrivée à l'oreille des Russes.
De nombreux experts se déclarent certains que les atermoiements dans l'octroi du Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN (MAP) à l'Ukraine s'expliquent en premier lieu par la nécessité d'obtenir, précisément au sommet de Bucarest, le concours de la Russie pour faire parvenir des cargaisons de l'OTAN en Afghanistan.
"La victoire sur les talibans et l'aboutissement logique de l'opération en Afghanistan sont très importants pour George W. Bush. Mais ce problème doit être réglé dès cet automne, avant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, estime Andreï Serenko, expert du Centre russe d'étude de l'Afghanistan contemporain. Lorsque les talibans seront écrasés, la Russie perdra son atout principal dans le marchandage avec l'OTAN, et l'Alliance n'aura plus de raisons substantielles, à la rencontre de décembre des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, de refuser le MAP à l'Ukraine".

Source: RIA Novosti et Kommersant
07/04/2008


  “La diaspora comme facteur du renforcement de l’Ukraine dans la communauté internationale. La diaspora ukrainienne dans la civilisation mondiale”
(par le MIOK)

Ministère de l'Education et de la Science de l'Ukraine
Conseil de région de Lviv
Administration d'Etat de région de Lviv

Université Nationale "Lvivska Polytechnika"
Institut International de l'Education, de la Culture et des Relations avec la diaspora

Second Congrès international scientifique

"La diaspora comme facteur du renforcement de l'Ukraine dans la communauté internationale. La diaspora ukrainienne dans la civilisation mondiale"

18-20 Juin 2008, Lviv

Les thèmes des réunions de sections:

1. Les acquis de la diaspora ukrainienne dans le domaine des sciences humaines, techniques et naturelles: le contexte global et ukrainien
2. Le rôle de la diaspora dans la promotion des intérêts nationaux ukrainiens dans la communauté internationale: reconnaissance de la Famine artificielle de 1932-1933 du génocide de la nation ukrainienne, adhésion de l'Ukraine à l'U.E., l'O.M.C., l'O.T.A.N.; adoption de lois pro-ukrainiennes
3. La diaspora dans les conditions de globalisation: problèmes d'intégration dans un environnement étranger et de préservation de l'identité nationale
4. L'Eglise comme centre spirituel de l'union des Ukrainiens à l'étranger pour préserver l'identité nationale

5. Une nouvelle vague d'émigration: acquis, pertes, perspectives
6. L'école ukrainienne à l'étranger: état actuel et perspectives.
7. Le rôle des Canadiens concernant la coopération internationale dans le domaine de l'éducation professionnelle
8. La jeune diaspora comme source de la promotion de l'image positive de l'Ukraine dans le monde.

Le Congrès se déroulera dans les formats suivants:
1. Réunions plénières
2. Réunions de sections
3. Tables rondes
4. Présentation des exposés

Les langues de travail du Congrès: ukrainien, anglais, français, et allemand.

Pour participer au Congrès il faut envoyer avant le 5 avril 2008 (fiche d'enregistrement - www.miok.lviv.ua)
- titre de présentation
- information sur le participant: prénom, nom, organisation, poste, degré et titre scientifique, téléphone, fax, adresse électronique, site

Les organisateurs du Congrès publierons un recueil des abrégés des exposés avant le début du Congrès Pour avoir votre abrégé publié, veuillez l'envoyer à l'adresse iiec@polynet.lviv.ua (adressez-vous à Nataliya Humnytska, Iryna Pobran) ou apportez-le sur disquette au Comité d'organisation avant le 30 septembre 2007, veilllez indiquer la section.

Exigences de publication des abrégés
- le fichier doit contenir le titre de la présentation, prénom, nom, le nom complet de l'organisation, du pays et de la ville
- les abrégés doivent être présentés en une des langues de travail de la conférence - ukrainien, anglais, français ou allemand
- le texte de l'abrégé ne doit pas excéder deux pages
- le texte doit être présenté dans le format Microsoft Word 6.0, Times New Roman, 14 points, espace entre les lignes de 1.5 cm., les marges de gauche de 2.5 cm., celles de droite de 1.5 cm., celles de haut et de bas de 1.5 cm. - Le prix d'une page est de 15 hryvnas.

A l'issue du Congrès, un recueil des exposés du Congrès sera publié. Les articles doivent être présentés sur disquette avec deux exemplaires sur papier.

Le Comité de rédaction
1. Ihor Kalynets
2. Mariya Halik
3. Nataliya Humnytska
est chargé de la sélection des articles.

Pour les personnes intéressées, il est prévu une publication des articles dans les éditions spécialisées du VAK (le Haut Comité d'attestation). Le prix d'une page dans ces dernières est de 18 hryvnyas.
Les droits d'enregistrement pour les participants de l'Ukraine et des pays voisins sont de 50 hryvnas, pour tous les autres de 50 dollars américains.

Information sur le Congrès sur notre site:
www.miok.lviv.ua Pour toute information supplémentaire , veuillez nous téléphoner au:
Tel. 0038-032-258-01-51
Tel. 0038-032-258-01-61

Tel./fax: 0038-032-258-01-51; e-mail: iiec@polynet.lviv.ua (adressez-vous à Nataliya Humnytska, Iryna Pobran)
Adresse:
32-д, rue S.Bandery
79013, Lviv
Ukraine

La Congrès aura lieu dans les salles historiques des 17e-19 e siècles de la ville de Lviv.

Conception du Second Congrès International Scientifique

"La diaspora comme facteur du renforcement de l'Ukraine dans la communauté internationale. La diaspora ukrainienne dans la civilisation mondiale"
Juin 2008, Lviv
Des congrès sur l'interaction de l'Etat et de sa diaspora ont régulièrement lieu dans les pays de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique, notamment dans de tels pays comme: la Pologne, la Hongrie, la France, l'Israel, l'Arménie, l'Inde, la Chine, l'Union des pays africains et dans d'autres pays. L'objectif de ces forums est d'élaborer les mécanismes de la collaboration avec la diaspora considérée comme un facteur très significatif dans la formation de l'Etat. Les congrès de ce type constituent donc la partie intégrale du développement des relations entre l'Etat et ses compatriotes à l'étranger.
Sur l'étape de l'établissement de l'Ukraine comme état indépendant, il est très important d'utiliser efficacement le grand potentiel des connaissances et des possibilités de la diaspora. Pour ce faire, il est nécessaire d'élaborer les mécanismes de l'interaction avec nos compatriotes à l'étranger en se basant sur l'expérience du passé, mais aussi sur de nouvelles tendances et phénomènes dans le monde de la diaspora ukrainienne. Les congrès scientifiques constituent un des moyens efficaces du développement de la stratégie des relations entre l'Ukraine et sa diaspora.

En 2006, le Cabinet des Ministres de l'Ukraine a adopté le programme d'Etat "Les Ukrainiens à l'étranger jusqu'à 2010". Celui-ci prévoit un nombre d'actions de collaboration avec la diaspora dont l'organisation du Premier Congrès Scientifique "La diaspora comme facteur du renforcement de l'Ukraine dans la communauté internationale" qui a eu lieu en l'an 2006 et qui a réuni 245 participants de 25 pays du monde. L'initiateur et organisateur du Congrès était Institut international de l'Education, de la Culture et des Relations avec la diaspora, Université nationale "Lvivska Polytechnika". Le Second Congrès international scientifique aura lieu en Juin 2008 à Lviv.

Le Second Congrès se base sur les postulats suivants:

Le soutien des Ukrainiens à l'étranger est une direction stratégique de la politique de l'Etat ukrainien
Les acquis de la diaspora ukrainienne sont une partie intégrale des accomplissements de l'Ukraine et de la civilisation mondiale
La dispora ukrainienne est un facteur important d'influence sur les processus de la formation étatique de l'Ukraine
La diaspora ukrainienne est un instrument efficace de l'influence politique, économique et culturellle dans les pays d'hébergement
La diaspora ukrainienne est un facteur puissant de la promotion de l'image positive de notre état dans la communauté internationale

Le Second Congrès a pour objectif :
- d'estimer les acquis de la diaspora ukrainienne lors de la période de l'absence de l'Etat ukrainien indépendant et de déterminer ses objectifs dans les réalités de l'Ukraine indépendante
- d'analyser les tendances et phénomènes au milieu de la diaspora contemporaine
- d'analyser l'influence de la diaspora ukrainienne sur le dévéloppement de l'Ukraine comme état démocratique européen et sur la perception de l'Ukraine dans le monde
- d'élaborer des propositions pour les organes du pouvoir legislatif et exécutif concernant le soutien et le dévéloppement des relations avec la diaspora

Compte tenu du rôle de la diaspora ukrainiennne dans la formation de l'Etat ukrainien, les résultats de ce Second Congrès international scientifique seront présentés pour appréciation aux organes des pouvoirs législatif et exécutif.

Photographie: Ihor Kalynets (Copyright MIOK 2008)
Source: MIOK 02 avril 2008


  OTAN: le cadeau de la France et de l'Allemagne à Poutine
(par SUI)
L'Ukraine et la Géorgie seront tôt ou tard membres de l'Alliance de l'Atlantique Nord, a déclaré aujourd'hui jeudi le Secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer lors d'une conférence de presse à l'issue des négociations dans le cadre du sommet de l'Alliance à Bucarest.
"Nous avons convenu que ces pays seraient membres de l'OTAN", a indiqué M. de Hoop Scheffer.
Et d'ajouter que les leaders des pays de l'Alliance sont favorables à l'inclusion de l'Ukraine et de la Géorgie dans le Plan d'action pour l'adhésion (MAP), mais que la décision serait adoptée au mois de décembre prochain par les ministres de la Défense des Alliés.
"Aujourd'hui, nous soutenons les demandes d'adhésion de ces Etats", a précisé le Secrétaire général de l'Alliance de l'Atlantique nord.
D'après lui, à partir de ce moment précis, une période de discussions et de consultations intenses au niveau politique commence sur la volonté déclarée de ces deux pays d'adhérer à l'OTAN.
"Nous saluons les réformes démocratiques et les futures élections démocratiques de mai prochain en Géorgie, et l'adhésion à l'Alliance constituera l'étape suivante", a fait remarquer le Secrétaire général de l'organisation
En attendant,le groupe de dix pays emmenés par l'Allemagne et la France, pour satisfaire la menaçante Russie de Poutine, a préféré retarder la candidature de l'Ukraine et de la Géorgie, estimant leur bilan démocratique insuffisant et leur stabilité trop exposée à des manoeuvres russes. Le président Sarkozy a tout de même reconnu la "légitimité des aspirations" de l'Ukraine et de la Géorgie à faire partie de l'Otan mais répété que ces deux pays devaient poursuivre "leur transformation démocratique" avant d'y être admis.
M. Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères, déclarait par ailleurs que "L'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Alliance est une grande erreur stratégique qui aura les conséquences les plus sérieuses pour la sécurité en Europe".

Source: Novosti et presse ukrainienne.


  Huit pays de l'OTAN opposés à l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie
(par www.ukraine-europe.org)
Huit pays membres de l'OTAN redoutant une dégradation des relations avec la Russie sont opposés à l'intégration de l'Ukraine et de la Géorgie au Plan d'action pour l'adhésion (MAP), a-t-on appris de source diplomatique bruxelloise.

"La position des pays opposés à cette décision (Allemagne, France, Espagne, Italie, Portugal, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg) est dictée par une volonté de ne pas irriter Moscou".
La position de ces huit Etats prend le contrepied de la stratégie américaine au sein de l'OTAN afin d'obtenir l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie.
Le ministre géorgien des Affaires étrangères David Bakradze a déclaré au cours d'une visite au siège de l'OTAN cette semaine que si la Géorgie n'obtenait pas le statut de pays candidat, la Russie en tirerait la conclusion qu'elle est en mesure de peser sur les décisions de l'OTAN.
La Pologne, la Roumanie, l'Estonie, la Lettonie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque et le Canada sont favorables à l'adhésion de Kiev et de Tbilissi.
Les décisions de l'OTAN sont adoptées exclusivement par consensus entre ses membres. Le secrétaire de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer avait auparavant rappelé que rien n'était joué, et que les discussions se poursuivraient lors du sommet de Bucarest qui aura lieu début avril.
A la mi-janvier, le président Viktor Youchtchenko, la première ministre Ioulia Timochenko et le président de la Rada suprême Arseni Yatseniouk ont déposé une demande d'adhésion de l'Ukraine au MAP, espérant recevoir une réponse positive lors du sommet de Bucarest.

Source: RIA Novosti 28/03/2008


  Adhésion de l'Ukraine à l'OTAN: feu vert probable lors du sommet de Bucarest
(par Novosti)
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko est convaincu que l'Ukraine recevra le feu vert en vue de son inclusion au Plan d'action pour l'adhésion (MAP) à l'OTAN lors du sommet de l'Alliance de Bucarest début avril, ce qui permettra à Kiev de renforcer sa souveraineté.
"Nous recevrons un signal positif, cela ne fait aucun doute", a déclaré le président ukrainien dans une interview accordée au journal britannique Financial Time, au Monde et au quotidien italien Corriere della Sera.
Au cours de l'interview, M. Iouchtchenko a souligné que la volonté d'intégration euratlantique de l'Ukraine répondait au désir du pays d'adhérer au système de sécurité collective le plus efficace du monde, et à son souhait d'assurer, aux côtés des Européens, la sécurité du continent.
Répondant aux propos du président russe Dmitri Medvedev selon lequel l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'OTAN "mettrait en péril la sécurité européenne", M. Iouchtchenko a rétorqué que "par son inclusion au MAP, Kyiv ne souhaitait menacer personne, surtout pas la Russie".
"Ce qui est en jeu, c'est une conception de l'Ukraine en tant que périphérie dénuée de souveraineté politique propre, et dont le peuple serait privé de politique de défense et de sécurité moderne", a-t-il poursuivi.
"Je suis persuadé que les peuples européens viendront à la rencontre de nos efforts", a-t-il indiqué.
"Derrière la question de l'intégration à l'OTAN se trouve l'enjeu de l'édification de la souveraineté ukrainienne", a-t-il résumé.
Les dirigeants ukrainiens ont déposé une demande d'adhésion de l'Ukraine au Plan d'action pour l'adhésion, espérant recevoir une réponse positive lors du sommet de Bucarest.
Cette démarche a provoqué une vive protestation du Parti des Régions de Viktor Ianoukovitch et du Parti communiste qui ont bloqué les travaux du Parlement, réclamant la tenue d'un référendum sur l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Le Parlement ukrainien n'a repris ses travaux qu'après avoir adopté une résolution de compromis sur l'adhésion à l'OTAN.
Les adversaires de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN organiseront des manifestations le 31 mars et le 1er avril prochains à Kyiv durant la visite du président américain George W. Bush, rapporte un communiqué du Parti socialiste d'Ukraine (SPU).
"Le Parti socialiste d'Ukraine estime que les démarches entreprises par le président Iouchtchenko et la coalition au pouvoir en vue d'associer l'Ukraine à l'OTAN constituent une violation grossière des engagements internationaux du pays, notamment de son engagement à ne pas adhérer aux blocs militaires", lit-on dans une déclaration du PSU.
Selon le SPU, l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN ne manquera pas "d'exiger du pays des dépenses écrasantes pour son économie et d'aggraver sérieusement son avenir, tout d'abord dans le domaine de la sécurité économique".
La déclaration des socialistes ukrainiens cite également des analystes politiques selon lesquels l'adhésion du pays à l'Alliance atlantique "risque de perturber la stabilité en Europe de l'Est, de porter atteinte aux relations d'amitié entretenues par Kyiv avec ses voisins la Russie et la Biélorussie, de contraindre l'Ukraine à utiliser ses forces armées pour assurer l'expansion militaire et politique de l'OTAN et de discréditer complètement la politique extérieure du pays".
"Ces arguments sont ceux qui ont amené les socialistes à soutenir l'action commune anti-otanienne des forces de gauche. Cette action commencera le 31 mars prochain à 12h00 (10h00 GMT) sur la Place de l'Indépendance et se poursuivra sine die si le sommet de Bucarest décide d'associer l'Ukraine au Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN", conclut la déclaration du PSU.

Source Novosti 27/03/2008


  Espoirs européens de la Première ministre
(par www.ukraine-europe.org)
L'Ukraine et l'Union européenne examineront prochainement la possibilité d'abolir le régime des visas pour les Ukrainiens désireux de se rendre dans l'UE, a déclaré la Première ministre ukrainienne Youlia Timochenko.
"Afin d'intensifier notre coopération, nous avons mis au point un paquet de 23 nouvelles mesures", a-t-elle déclaré mercredi lors d'une réunion ministérielle, ajoutant que l'annulation des visas était envisagée.
Depuis le 1er janvier, la procédure simplifiée de délivrance des visas Schengen est simplifiée en Ukraine. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vladimir Ogryzko avait en outre déjà déclaré que son ministère comptait entamer en 2008 les négociations avec Bruxelles sur l'instauration du régime sans visa pour les Ukrainiens.
L'Ukraine s'est fixé comme objectif stratégique d'intégrer l'Union européenne, cette perspective jouissant d'un soutien beaucoup plus fort au sein de la population que l'adhésion à l'OTAN. Cependant, Bruxelles ne se presse pas de présenter à Kyiv une perspective même lointaine d'adhésion et s'efforce de limiter la coopération à la politique de voisinage.
Kyiv et Bruxelles envisagent de signer un nouvel accord de coopération en septembre 2008. L'Ukraine, qui compte obtenir le statut de membre associé, espère que le document mentionnera la perspective d'adhésion à l'Union européenne, alors que Bruxelles considère que le meilleur format est pour l'instant la politique de voisinage.

Par ailleurs, la Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a appelé mercredi à organiser des élections municipales anticipées à Kyiv, justifiant son initiative par la corruption omniprésente dans la capitale.
"Les habitants de Kyiv s'insurgent depuis longtemps contre la corruption et le mépris flagrant des intérêts de leur ville. Ils s'attendent à ce que l'équipe démocratique annonce des municipales anticipées", a-t-elles déclaré en conseil des ministres.
Le limogeage du maire de Kyiv, Leonid Tchernovetski, faisait partie des promesses électorales du Bloc Youlia Timochenko lors de la campagne des législatives de 2007.

Sources: RIA Novosti 12/03/2008

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